CATALOGUE Autonomie Santé Parcours intérieur Pratika-Pratik Livre Carte Postale Reflet d'artiste L'Ouisti Minifolio ———————————

 

 

 

 

Estelle Vereeck - Méthode et démarche - 1 - Je me fonde sur ce que je vois


..............................................................................................................................


JE ME FONDE SUR CE QUE JE VOIS

Interview d'Estelle Vereeck

–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
 

Estelle Vereeck, comment en êtes-vous venue au langage des dents ?

– De la manière la plus simple qui soit : en pratiquant mon métier et en soignant mes patients ! J’ai très vite remarqué que les dents ne s’abîmaient pas au hasard. Certaines, très cariées, voisinaient avec des dents saines, certaines s’abîmaient de manière répétitive et d’autres jamais. J’ai voulu comprendre pourquoi.

Y a-t-il un cas qui vous ait marquée ?

– Je me souviendrai toujours de ce patient d’une vingtaine d’années reçu aux urgences de la faculté. Il souffrait d’une joue très enflée qui devait probablement cacher un abcès. En l’interrogeant, j’appris qu’il ne se brossait jamais les dents et grignotait des bonbons en permanence. Avant même qu’il ouvre la bouche, j’étais persuadée que j’allais trouver une catastrophe ! Eh bien, pas du tout, il n’avait en tout et pour tout qu’une seule dent abîmée responsable de sa joue enflée. C’est là que j’ai eu le déclic : le sucre n’explique pas tout.

Selon vous, le sucre n’aurait aucun rôle ?

– Je ne vais pas jusque-là ! Que le sucre joue un rôle, c’est certain. Plus précisément, ce sont les acides que les bactéries fabriquent à partir du sucre qui rongent nos dents. Mais il y a d’autres facteurs. Sinon, comment expliquer des cas comme ce jeune homme ?

Justement, comment l’expliquez-vous ?

– La dent qui s’abîme est une dent fragilisée. Le sucre ne s’attaque qu’aux dents moins résistantes qui offrent prise aux attaques des acides.

Dans votre livre, vous expliquez que le stress fait perdre à la dent son immunité naturelle. Est-ce démontré ?

– Tout à fait ! Des expériences scientifiques ont montré que les dents sont dotées d’un mécanisme d’autoprotection qui s’annule sous l’effet d’un stress intense et prolongé. De nombreuses études font état du lien entre stress et caries. Le rat, par exemple, soumis à des stress répétés, tels que des bruits stridents, voit son taux de caries augmenter de manière significative.

La carie est une maladie psychosomatique ?

– C’est même LA maladie psychosomatique par excellence ! L’état de nos dents est le baromètre de notre vie intérieure. Elles traduisent en direct nos états émotionnels. C’est là que le décodage prend tout son sens.

Vous abordez le langage des dents de manière très personnelle. Votre travail ne doit rien aux approches existantes, est-ce exact ?

– Absolument. Mon approche est originale et nouvelle. Je me démarque de toute autre étude antérieure sur la symbolique des dents. Tout simplement, je ne m'en inspire pas, j'ai ma propre méthode et je poursuis mes recherches seule. J'ai bien assez de la bouche et des dents pour m'inspirer !

Pourquoi n’avoir pas travaillé à partir de ce qui existait déjà ?

– Tout simplement parce que les approches existantes ne me semblaient pas cohérentes. Je ne conçois pas qu’on puisse baser un décodage exclusivement sur la numérologie, l’astrologie, la Cabale, le Tarot, les chakras, le yi-king ou que sais-je encore. La numérotation de la Sécurité sociale (les numéros des dents) est arbitraire. Je ne conçois pas d’échafauder des interprétations sur une base aussi aléatoire. 

Qu’en serait-il si on avait numéroté autrement ? Toutes les approches que j’ai pu lire sont pour moi confuses parce que déconnectées de la réalité. Par exemple, il est selon moi incohérent de rapprocher les chakras qui sont un système à base 7 ou bien la numérologie (base 9) avec les dents, système à base 8.

En quoi votre approche est-elle originale ?

– Je me fonde sur ce que je vois. J’ai étudié attentivement la forme des dents, la manière dont elles s’implantent dans nos mâchoires, leur fonction dans la mastication, le moment où elles se forment et font leur éruption.

Vous prenez en compte tous les paramètres biologiques, en somme ?

– Oui, c’est vraiment une lecture biologique au sens littéral, débarrassée de toute allusion à des correspondances non étayées.

Ces correspondances, vous n’en avez pas besoin.

– Non, pourquoi faire appel aux chakras ou au Tarot alors que les dents sont porteuses de leur propre logique ? Elles ont leurs propres lois. Les dents constituent un système à part entière sur lequel il n’est pas besoin de plaquer un autre système.

Si je comprends bien, ce serait même s’égarer ?

– Oui, d’autant que la structure dentaire est parfaitement cohérente. Mis en perspective, tous les paramètres que j’évoquais plus haut se complètent parfaitement. La dent parle parce que la structure parle. Le sens de la dent en découle avec logique.

Vous semblez accorder grande importance à la logique. Que faites-vous de l’intuition ?

– L’intuition est intéressante. Mais, si elle n’est pas étayée par des bases concrètes, elle risque de devenir divagation. Attribuer un sens aux dents uniquement par l’intuition, c’est prendre le risque de s’égarer complètement. 

En tant qu’auteur et chercheur, il me paraît important de pouvoir expliquer comment j’en suis venue à attribuer tel sens à telle dent. Sinon, on se contente de mettre des étiquettes et on sombre dans l’obscurantisme.

Dans votre approche, vous attribuez un nom à chaque dent. Pouvez-vous nous expliquer comment vous en êtes venue à qualifier chaque dent ?

– Je me suis inspirée des dents « de sagesse » qui est le nom que le bon sens populaire donne aux dernières molaires. L’idée de donner un nom à chaque dent plutôt qu’un numéro m’a paru intéressante. Prenons l’exemple de la mâchoire du haut. À l’avant, l’incisive centrale, la plus visible, représente le rayonnement. Juste à côté, l'incisive latérale représente la communication. On retrouve là l’idée de la vie relationnelle : se montrer et parler. Un peu en arrière, la canine, à la racine particulièrement longue, évoque la force, la puissance. C’est pourquoi je l’ai nommée volonté. 

Tout au fond, les premières molaires, les plus massives, représentent les appuis hérités des parents. Ce sont les dents des parents : père et mère en haut, papa et maman en bas. À travers son nom, j’ai voulu qualifier la facette de la personnalité représentée par la dent pour la rendre plus accessible, plus vivante.

Vous allez même plus loin. Selon vous, chaque atteinte a un sens ?

– La manière dont la dent s’abîme compte autant que la dent qui est touchée. Par exemple, le déchaussement traduit une peur tandis que la carie traduit un manque. En combinant les deux, la dent et le type d’atteinte, on arrive à une précision incroyable.

C’est un vrai langage avec un vrai alphabet, alors !

– Exactement. Il suffit alors de savoir lire ! Toute lésion qu’elle soit superficielle ou grave, banale ou rare a une signification. Dans mon dictionnaire, je passe en revue tous les types d’atteintes, y compris les plus rares, telles que les dents incluses, les agénésies, les dents en plus, etc.

Voilà qui promet ! Estelle Vereeck, vous nous ouvrez un champ d’exploration quasi illimité. Merci !


–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––


 
•> Sommaire des articles d'Estelle Vereeck
•> Menu Écrits 
           
 ..............................................................................................................................
            
Réalisé avec Sitedit