| Le départ à la retraite programmé d’un grand nombre de praticiens risque de transformer certains territoires en déserts médicaux. Le risque est plus élevé encore pour les chirurgiens-dentistes. Une étude gouvernementale montre que si rien n’est fait, l’offre de soins se dégradera fortement à partir de 2010. C’est-à-dire demain matin ! L’étude a été effectuée par la DREES, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Elle est donc indépendante. Elle conclut que si on ne fait rien, on passera de 65 praticiens pour 100 000 habitants à 40 en 2030, soit 27 000 praticiens pour toute la France contre 40 000 aujourd’hui. La solution est évidemment de relever le numerus clausus, c’est-à-dire de former plus de dentistes. Oui mais l’université ne peut pas en former beaucoup plus. Or pour absorber le choc démographique, il faudrait en former 3 000 par an, soit trois fois plus qu’aujourd’hui et ce jusqu’en 2010, puis modération à 2000 jusqu’en 2020 et retour à l’état actuel au-delà. Une telle variation d’effectif est pratiquement inenvisageable pour des raisons pratiques. Le rapport préconise donc une augmentation du numerus clausus de l’ordre de 10 % avec pour seul objectif d’amortir la décroissance du nombre de chirurgiens-dentistes. Reste alors à inciter à l’installation dans les zones peu favorisées. Aujourd’hui, le taux de dentistes varie de 135 pour 100 000 à Paris à 90 dans le sud et 40 dans le nord. Mais inciter à s’installer dans les zones défavorisées, où les services publics manquent, n’est-il pas mission impossible ? |
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